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...................Album de familles

........................................résonné et réfléchi


Album

.............................La route est pleine de détours


Album

.............Prenez l'ascenseur, l'escalier est en réparation


Album

......................famille mon cul ! ça pique... ça chauffe...


Album

...............................Le sourire à la grand-mère


Album

.....Avec les géniteurs directs, on s'assied et le courant passe


Album

...............................avec intensité, non sans tension


Album

.................................tout est dans la manière


Album

..........................................les bras m'en tombent


Album

..............................mais ne soyons pas terre à terre


050427-M-5607G-001

..............................la terre d'enfance retrouvée


Album

...........................avec Mamy et Doudou


Album

...................................puis le retour du refoulé


Album

....................................avec les perseverare...


Album

.........................l'histoire finit-elle mal ? oubien...


Album

..........................est-ce un assassin... ou un saint ?


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....Lettres sauvées par miracle de la destruction systématique


Lettre Lettre Lettre Lettre

Copie dactylographiée

Edouard Deweert..................................................Madame la Colonelle Sausse
Malo-les-Bains le 26 octobre 1953

Chère Madame,

Je réponds immédiatement à votre lettre d’hier. Vous exagérez démesurément l’état de votre mari et de Freddy. Si ce dernier est aussi malheureux, il vous appartient de l’aider. Vous vouliez payer sa pension ici, rien ne vous empêche de le faire rue St Lambert. Ne tenez aucun compte de vos querelles avec la Marguerite. Sauvez l’enfant. C’est votre devoir et celui de votre mari, et excusez-moi de vous parler aussi franchement. D’octobre 52 à juillet 53 Freddy a reçu 1500 F du Colonel, 2000 F de vous, 3000 F de sa grand-mère Rochefort, une caisse de Jeu de sa mère et 1 chandail de Marguerite. Ma femme a reçu 30 000 F pour sa pension. Toutes les personnes sus-nommées réclamaient l’enfant pour les vacances de Noël, de Pâques, de Pentecôte. Aucune ne s’engageait à payer le transport en chemin de fer. Aucune ne se souciait ni de la pension, ni des frais généraux et surtout vestimentaires.
Je n’ai pas adopté Freddy. En cas de décès de son père, il me restait à charge. Nul ne l’aurait réclamé. Alors seulement j’avais tous les devoirs à remplir mais j’avais aussi des droits. Tandis que dans la situation actuelle j’ai tous les devoirs et aucun droit et toutes les dépenses que j’ai engagées pour l’enfant ne faisaient que soulager les parents qui m’ont traité en niais en attendant l’heure de le reprendre. Depuis 3 ans, André m’adresse des reproches sur les études insuffisantes de son fils et au printemps dernier il m’a déclaré que si son fils était avec lui, il ne se contenterait pas de lui décrotter le nez. Il n’ignore pourtant pas que tous les jours je consacrais 2 heures aux devoirs de Freddy, que ma femme baignait l’enfant tous les soirs ou le lavait de la tête au pied et cela depuis toujours. Que d’autre part, son fils avait une nourriture de choix appropriée, abondante. Je ne peux que souhaiter à ce pauvre gosse d’être traité de la même façon avec sa belle-mère et d’être aussi choyé, affectionné.
Je ne peux comprendre pourquoi cet enfant fut repris pour être placé dans une école communale alors qu’ici il n’avait plus qu’une année de cours primaire pour passer avec un succès probable l’examen d’entrée en 6ème cours secondaire. (Déclaration de son maître M. Leclerc que son papa comme Freddy connaissent puisque je l’ai écrite à M. Sausse. Pourquoi condamner cet enfant à vivre dans une pièce avec trois autres personnes, un perroquet, un chat, des poissons, des fleurs etc... alors qu’ici il avait une maman adoptive qui le soignait, un appartement vaste, clair, propre avec vu sur un parc. C’était un garçon superbe que d’aucuns admiraient pour sa stature et son état de santé.
Il est très regrettable que Freddy ait désiré rentrer dans sa famille en me déclarant : il est normal que j’y vive. Le pauvre gosse ignorait la misère. Je l’avais avisé des reproches que m’adressait son papa et je l’avais engagé à faire mieux, sinon je me verrais dans l’obligation de le rendre à son père, ne voulant pas assumer la responsabilité du mauvais travail d’un paresseux.
Je lui avais décrit la situation des bons et des mauvais élèves. Les uns se faisant une carrière enviable, les autres se condamnant à manier la pelle, la pioche, etc pour un salaire de misère.
Je croyais bien me faire comprendre de cet enfant intelligent et doué, et je m’attendais à ce qu’il acceptât de faire un effort supplémentaire. Son travail n’était pas mauvais, mais sa conduite laissait à désirer. Je n’avais donc aucune satisfaction, ni du père, ni du fils et pour comble je recevais des reproches. A mon avis Freddy devrait être placé interne dans un collège. Son grand-père, vous et André pouvez très bien faire ce sacrifice. Quant à moi je m’engage à lui envoyer des colis.
Je reprocherai toujours au papa d’avoir repris cet enfant cette année alors qu’il était heureux ici et que pour 1954-1955 la situation de son père sera peut-être plus favorable au point de vue logement et pécunier.
Pour 53-54 vous vous étiez arrangée avec moi pour tous les frais. A vous la pension, à moi toutes les autres dépenses. C’était bien. Le pauvre Freddy n’a pas tous les soins nécessaires et son travail doit laisser beaucoup à désirer. Sa santé surtout doit s’altérer. S’il doit revenir ici, qu’il ne tarde plus. Car ce serait préjudiciable pour ses études.
J’ai envoyé 1000 F pour lui et Jean-Claude le 7 octobre. Je n’ai pas encore reçu l’accusé réception de ma lettre adressée à son nom et du mandat adressé au nom de Marguerite. Je n’y comprends rien car j’avais joint une enveloppe timbrée.

.............................Amitiés et Meilleur Souvenir..............................Deweert

Lettre Lettre

Lettre
Lettre

......................In memoriam


Album

............Adrienne d'Artois..........................Edouard Deweert


...pour plus de détails se référer à NICOLA ou la péniche engloutie, chapitre II