Press-book d'X Y Z
Par Frédéric d'Artois le samedi, avril 14 2007, 13:34 - press-book - Lien permanent
Ah, vous êtes auteur ! Méconnu...
Dans le film emblématique de Marcel Carné : Les Enfants du Paradis, au cours du souper improvisé dans sa loge, Frederick Lemaître (interprété par Pierre Brasseur) interroge Lacenaire (interprété par Marcel Herrand) sur ses autres activités en dehors de voleur et assassin, qui lui répond :
“Vous n’allez pas me croire, j’écris des pièces de théâtre.
– Ah, vous êtes auteur ! Méconnu...
– Oui, méconnu, méconnu, mais je n’en ressens aucun dépit...”
Sans doute Lacenaire écrivait-il ses pièces directement dans la vie réelle, sur la chair et avec du sang, sûr qu’un jour il serait reconnu et donc connu, ce qui le gardait bien évidemment de tout sentiment de dépit. Pour celui qui écrit avec de l’encre, serait-ce celle du toner de son tambour... Quand le vin est tiré il faut bien le boire ! Et comme il est trop triste de boire seul - mieux vaut la coupe empoisonnée, en dépit de tout - il ne reste plus qu’à prendre son bâton de pèlerin pour un second itinéraire dans les lettres... lettres de rejet plus ou moins sèches qui sont la compagnie de l’auteur méconnu.
Avec les horions, quelques bénédictions !
0) LETTRE : on aime mais on n'en veut pas...
THEATRE NATIONAL
Cher Frédéric Sausse,
Nous avons lu avec attention votre texte X Y Z. Nous sommes malheureusement au regret de vous annoncer que celui-ci n'a pas été retenu par notre comité de lecture. Malgré d'indiscutables qualités littéraires et un sens certain du débat philosophique, il ne cadre pas réellement avec notre ligne artistique qui privilégie un théâtre ouvert sur le monde et qui questionne les réalités contemporaines dans des formes innovantes. Je me tiens, si vous le souhaitez à votre disposition pour de plus amples informations. Bien à vous
C. M. Pour le comité de lecture
Quatre fiches de lecture d'Eclat de Scène
1) FICHE DE LECTUREde M.-P : on aime pas du tout...
Nombre de personnages-féminins-masculins
X : femme, Y : homme, Z : serpent
La fable (résumé de l’histoire dans l’ordre logique et non dans l’ordre de la pièce)
La genèse en plus long … 28 pages ! Une femme et un homme vivent en harmonie avec les éléments et la nature. Ils sont « béats » d’admiration devant un créateur. Un serpent incite la femme à manger un fruit défendu afin de connaître la liberté de penser. L’homme fait comme elle, et leurs visions du monde qui les entoure change… si peu !
L’action (règle des 3 unités)
Pas d’action. Pas de temps défini. Pas de lieu précis.
Thèmes (différentes valeurs : famille, politique, amour…)
La création du monde – le fruit défendu – l’immortalité – la croyance la mythe d’Adam et Eve – amour – culpabilité.
Ce que j’en pense (construction, les personnages, déroulement, dénouement….)
Suite de métaphores, de figures allégoriques, de comparaisons entre humains et monde végétal, monde végétal et animal et humains et animal. Texte découpé en 5 parties (fraîcheur, chaleur, rougeoiement, braise et mâchefer) rédécoupé en scènes ; mais pourquoi ce découpage ? Dans la première partie, il m’a semblé que X et Y pouvaient être la même personne, en dualité avec elle-même, avec un côté féminin/masculin et qu’elle se posait des question sur sa vie ou le sens de sa vie. Dans la deuxième partie, les deux personnalités se distinguent un peu plus. Dans la troisième partie apparaît Z, le serpent qui dialogue uniquement avec la femme. X cherche quelque chose de plus dans cet univers paradisiaque, Y se contente de ce qu’il a. Je n’ai pas trouvé de dénouement, de déroulement, de rebondissement ou d’action. Ce n’est pas du théâtre. Le choix de ne pas nommer les personnages (qui est à la mode !) m’a gêné et il y a des erreurs dans l’attribution des paroles échangées, déjà que que n’est pas facile à lire cela n’a pas arrangé les choses ! J’étais curieuse d’aller au bout de la lecture, attendant une autre lecture de ce commencement du monde, mais n’ai absolument pas compris l’objectif de l’auteur qui nous a proposé ce texte en lecture.
Conclusion
(thèse/antithèse,propositions éventuellesde ce que l’auteur aurait pu faire)
La genèse en plus long et plus banal : Qui suis-je, où cours-je, dans quel état j’erre ? Des successions de phrases « bateau » : « le monde est un plat entouré d'une bordure », « nous avançons sur place vers un ailleurs qui ne bouge pas », « dire les choses sans les dire, il faudrait un mot pour cela », « tu es la plus belle plante », « j’aime la mousse de ton rocher caverneux », « l’amour propre est peut-être le plus sale », « l’amour est toujours l’amour, cet Autre ment ». Une même idée est diluée plusieurs fois avec des comparaisons ayant rapport à des fables ou à des paraboles, par ailleurs mieux écrites et mieux adaptées ! Pour moi ce texte est anachronique et sa lecture ne m’a rien apporté. Hormis des qualités poétiques certaines dans l’écriture. Je n’ai rien à suggérer à l’auteur, je ne vois pas du tout ce qu’il a voulu écrire. Peut-être une réflexion sur sa propre vision de sa création physique ou littéraire ? Mais il aurait peut-être été important de changer complètement le dénouement de ce début de vie sur terre, d’y apporter quelque touches de la manière de vivre ses croyances ou ses non-croyances aujourd’hui.. Ce texte ne m’a pas du tout séduite et je ne le retiens ni pour une lecture ni pour l’imaginer sur une scène. Par contre j’ai relu la genèse…
2) FICHE DE LECTURE de F. R. : on aime pas beaucoup...
Genre : Dialogue Biblique
Nombre de personnages-féminins-masculins : Trois ; X ; Y et Z mâle
La fable (résumé de l’histoire dans l’ordre logique et non dans l’ordre de la pièce)
La rupture entre l’Homme et la Femme devant le choix de croquer le fruit défendu et d’accéder à la connaissance.
L’action (règle des 3 unités) Le temps.
L’histoire est intemporelle, on pourrait la situer à la naissance de l’Homme. Le lieu. Au paradis. L’action se divise en 5 actes et 63 scènes. Le début du récit nous emmène dans un dialogue qui revêt un aspect abstrait, ne sachant pas trop où nous entraîne l’histoire, il s’agit d’une discussion entre deux identités évaporées, sans structuration ni forme, des idées peut être, puis petit à petit, ces formes se matérialisent, s’écoutent, se découvrent et se reconnaissent. Elles se distinguent et accordent leur différence. Le désir les gagne et ils se laissent aller à l’amour ; jusqu’à ce qu’arrive Z (le serpent) le personnage trouble et inquiétant qui persuade X (la Femme) de mordre dans le fruit de l’arbre qui est au centre du lieu où ils se trouvent. Elle, se laisse convaincre et décide Y (l’Homme) d’en faire autant. Ils gagneront par là leur liberté et leur indépendance de vie, jusque là guidé par « Lui » ; le Créateur. Une fois le fruit mangé la promesse de Z s’estompe et Y reproche à X d’avoir croqué le fruit. Le bonheur est perdu et le monde n’est plus ce doux rêve dans lequel, ils se prélassaient avant. Même la rose a des épines. Il va falloir oser vivre.
Thèmes (différentes valeurs : famille, politique, amour….)
Les thèmes universels depuis la Création du monde. L’Amour, le désir, la curiosité de la vie, les différences entre Hommes et Femmes, la culpabilité, mais aussi, l’envie de connaissance, l’évolution de l’espèce.
Ce que j’en pense (construction, les personnages, déroulement, dénouement….)
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et en comprendre le sens, au moins au début de la lecture. Ce qui n'est pas gênant en soi, si la suite s'éclaire mais comme le dit X dans la première scène de l'acte I : Les mots sont plaisants mais s'ils ne veulent rien dire ! Je pense qu’il ne s’agit pas d’un texte de théâtre, c’est pour moi une version de la Genèse et en aucun cas du théâtre. Même si les personnages sont à l'origine du monde. Il n’y a aucune originalité dans la façon de traiter l’histoire, qui s’avère être d’une platitude ennuyeuse. Et j'avoue que malgré mes recherches, je n'ai pas compris qui est la Femme dont parle Y qui était là avant X. (acte III scène 7 et acte V scène 2) Les personnages sont timides, mis dans un carcan inextricable face au choix qu’ils doivent faire, confrontés sans arrêt aux choix dictés d’une histoire connue, sans grands rebondissements. Je pense que la réussite d’un texte de théâtre est due en partie à un certains nombres de règles, comme les conflits, les dénouements, les coups de théâtre ou les révélations, ce qui emplie le texte d’enjeux dramatiques que je n’ai pas retrouvé dans le texte, ce qui dans le cas présent en fait plus un récit, qu’un drame à jouer ou même à lire en public. Même si la "technique" d'écriture n'est pas respectée ou si elle est détournée l'auteur doit donner à son histoire et à ses personnages des dimensions qui vont bien au-delà de ce qu'offre le quotidien, sinon le texte risque de tomber dans une platitude et un ennui qui laisse le lecteur ou le spectateur dans son fauteuil sans jamais le faire décoller du sol.
Conclusion
(thèse/antithèse, propositions éventuelles de ce que l’auteur aurait pu faire)
En conclusion je regrette que malgré le thème, le texte n’ait pas dépassé ce que je connaissais déjà d’Adam et Eve, de ce fameux serpent et de cette pomme, que l'on a encore du mal à digérer aujourd'hui. L’auteur aurait pu les transposer ailleurs ; les imaginer ou les faire vivre dans un espace ou des situations cocasses qui ne manquent pas en ce moment, au lieu de réécrire une pâle copie de ce qui nous pèse déjà depuis des siècles. A l'image d'un peintre, Gustave Courbet, qui réinterprète sa vision du monde en peignant l'origine, il me semble et me paraît juste que l'auteur de théâtre, mais aussi l'artiste en général puisse ouvrir un regard différent sur le thème choisi. Je ne saurais trop conseiller l'auteur sur les pistes à prendre, tant elles sont nombreuses en rapport à l'universalité du propos, en tout cas, je l'encourage à continuer à écrire car j'ai trouvé dans le texte des passages agréables, poétiques, agrémentés de belles images notamment aux actes I et II. Ou l'origine donnée au nom du personnage Z. Cependant je ne retiendrai pas ce texte pour une lecture.
3) FICHE DE LECTURE de L. P. : on aimerait assez...
Auteur : Zat iz ze XestYon
Genre : Drame biblique et psychologique
Nombre de personnages-féminins-masculins
Locuteurs : X, une femme ; Y, un homme ; Z, le serpent. Autres personnages : Lui, le créateur ; elle, elle, l’autre ; les créatures (animaux…)
La fable (résumé de l’histoire dans l’ordre logique et non dans l’ordre de la pièce)
X et Y sont comme Adam et Eve, deux créatures humaines. Elles ont été créées par Lui, créateur du monde. Y l’homme fut créé en premier ensuite ce fut le tour de X, une femme. X et Y vivent vraisemblablement au paradis même s’il n’est pas nommé. Il arrive que X rencontre à plusieurs reprises Z le serpent. Tout au long de ces échanges son regard sur le monde va se transformer et l’amener à envisager de transgresser la règle édictée par le créateur à savoir l’interdiction de toucher à l’arbre de la connaissance et de goûter au fruit défendu. On assiste aux transformations psychiques que cette transgression provoque sur X et Y.
L’action (règle des 3 unités)
L’unique action qui réunit les personnages est celle de la transgression de l’interdit matérialisé par l’arbre de la connaissance. Le lieu n’est pas nommé et peut être vraisemblablement le paradis. Un lieu non nommé mais décrit comme un espace confiné, isolé, une sorte d’île où les créatures humaines vivent seules en compagnie des éléments et des espèces animales et végétales. Il s’agit bien d’une image (d’épinal) de nature bucolique. Le temps didascalique est aboli : combien s’en écoule entre les séquences dialoguées qui se suivent ? Dix siècles, dix secondes ?
Thèmes (différentes valeurs : famille, politique, amour….)
Les thèmes sont d’ordre philosophiques : la liberté, le choix et la conscience du sujet
Ce que j’en pense (construction, les personnages, déroulement, dénouement….)
Il s’agit d’un dialogue séquencé en 63 scènes toujours structuré à deux personnages donnant une unité esthétique et aussi un rythme constant de répliques successives. Le pronom « Lui » et les noms X, Y et Z ne disent pas qu’il s’agit de Dieu, d’Eve , d’Adam et du Serpent. Le nom du lieu n’est pas dit ; c’est vraisemblablement le paradis. Les dialogues se caractérisent par la dualité : mettant toujours en scène deux personnages. X joue un rôle charnière et moteur : elle fait le lien entre les personnages Y et Z, entre les lecteurs et les personnages les amenant à se dévoiler et aussi en tant que cadette du créateur exprime sa curiosité, questionne le monde, contrairement à Y qui a tendance à se contenter d’un ordre établi où tout n’est que luxe, calme et volupté. La construction dramatique nous plonge dans un univers culturellement familier : le mythe judéo-chrétien de la création de l’homme que pourtant l’auteur a pris soin de déconstruire en choisissant de rebaptiser dans une forme clinique renvoyant à un univers mathématique qui s’oppose à l’onomastique traditionnelle. L’habileté de l’auteur consiste, dans l’uniformité parfois monotone de cette même structure, à distiller des informations sur les personnages et à construire une tension psychologique incarnée par les interrogations de X et une action dramatique de l’acte défendu.
Conclusion
(thèse/antithèse,propositions éventuellesde ce que l’auteur aurait pu faire)
La présence de cette « elle, elle », cette « autre » « enfuie, attirée par ces créatures de la lisière du monde », le fait de choisir de ne pas nommer, le fait « d’essayer de dire sans dire ». Le mythe de la création se suffit-il aux non dits ? Il y a dans ce texte une ambiguïté profonde qui s’échappe, il y a une concordance du manque qui se répète et valide la sur-présence de l’implicite. Certains nommeraient cela lacunes, d’autres mystère, toujours est-il que l’auteur a manifestement choisi de faire exister des ambiguïtés qui manifestement n’invitent pas toujours chaleureusement à poursuivre les interrogations sur le pourquoi, le comment de l’existence humaine.
Bien entendu ces questions-là sont la matière même du mystère ; doivent-elles cependant être présentées dans une forme artistique nécessairement mystérieuse, qui frôle avec l’improbable voire parfois l’incompréhensible ? Cette remarque implique alors une deuxième question : quelles formes artistiques, existantes ou pas, sont-elles à même de pouvoir répondre au mieux à cet appel de questionnement sur l’existence de l’homme ? Posant cette question je me mets moi aussi en position de non réponse. Dans une autre mesure j’aurais aimé que l’auteur puisse aussi croquer la pomme des conventions esthétiques, c’est à dire faire preuve d’invention, d’interventions, d’intentions de transgresser – autrement que par le fait de « retrancher » - de proposer autre chose qu’une apparente digestion – intéressante - d’interrogations personnelles sur la psychologie et la métaphysique. L’autre question posée : peut-on faire du neuf sans tourner autour du nombril de nos références culturelles ? Je dis tourner autour par l’effet de monotonie que provoque ces 63 scènes de dialogues, dans le va-et vient des répliques qui se répondent à l’infini dans un rythme quasi incessant rappelant des miroirs mis les uns en face des autres, le sens du texte mis entre le sommeil narcissique et le rêve éveillé d’une naissance d’un événement et pourquoi pas d’un avènement ? Une conscience qui aime à ronronner dans la chair sonore des mots frisant une obsession textuelle.
S’agit-il finalement d’une exégèse psychologique et d’une poésie de la sensualité qui tente de s’affranchir d’une chape religieuse difficilement assumable dans une société devenue laïque ? Ou s’agit-il tout simplement d’un besoin irrépressible de traduire et de faire entendre les impasses de la conscience humaine ? Pour conclure, le mythe d’Adam et Eve peut bel et bien devenir un support artistique d’interrogations contemporaines et devrait permettre à celui qui souhaite travailler cette matière de le considérer dans une œuvre artistique avec une certaine audace pour un langage théâtral réinventé. Je propose ce texte pour une lecture.
4) FICHE DE LECTURE de J. M. : on aime vraiment...
Ce que j’en pense (construction, les personnages, déroulement, dénouement….)
Première approche : la page titre, trois lettres, une date. Pas de nom d’auteur. Je vais à la dernière page du texte. Rien ! Est-ce un oubli ? En tout cas, cela ajoute au mystère du titre : X Y Z, qui me renvoie aux inconnues des exercices de maths ! Ce sont aussi les trois dernières lettres de l’alphabet, donc fin de quelque chose. Lorsque j’en suis à l’aspect du texte, je feuillette rapidement : phrases d’une ligne, échanges courts ; 5 actes découpés en 15, 10, 15, 13 et 10 scènes ; pas de didascalies, mais chaque acte porte un titre, dans l’ordre : fraîcheur, chaleur, rougeoiement, braise, mâchefer : les étapes du fonctionnement d’un fourneau, de la combustion du charbon puis de ce qu’il en reste. Première lecture : X et Y sont les noms des personnages. Des inconnus ? Très vite on s’aperçoit au contraire qu’ils sont vieux comme le monde, comme la bible ; confirmation par le lieu : un jardin avec bêtes, herbes folles, arbres fruitiers ; monde parfait, joie ; donc nous sommes au Paradis. X = féminin = Eve ; Y = masculin = Adam ; et apparaissent aussi en ombres chinoises deux autres personnages Lui et elle, elle ; le dieu du ciel et la première femme avant Eve : Lilith ? Acte III scène 1, l’inévitable serpent à demi dressé, le tentateur. Les personnages étant connus, le lieu reconnu et l’action prévisible, d’où vient l’intérêt que j’ai éprouvé (et qui n’est pas éteint car j’aurai besoin d’autres relectures).
1 – D’abord le début mystérieux puis l’amusement de découvrir ce qui se cachait dessous : X et Y sont aussi les chromosomes féminin et masculin ; Z, lettre qui par sa forme évoque un serpent. Je crois aussi me souvenir qu’en grec, la lettre Z signifie la vie et n’est-ce pas la vie véritable que ce personnage apporte à X ?
2 – Ensuite, j’ai vu des parallèle entre les personnages et :
a) l’éternel féminin (?) X, curieuse, s’exprime par des questions, ne se laisse pas convaincre facilement, est finalement le moteur du groupe.
b) Y : l’homme bien dans ses pantoufles, je cite : ‘’rien ne peut arriver et c’est très bien comme ça’’ – ‘’mieux vaut ne pas chercher plus loin’’.
c) X est le questionnement, le doute, la rébellion.
d) Y est le conservatisme, l’acceptation aveugle. Son langage fait penser à du catéchisme (Acte I, scène 12)
e) Z est la vie, la connaissance, la liberté (acte III, scène 5 : "qu’attends-tu ?", "que tu t’opposes à la tyrannie", "secoue tes chaînes…"
f) les titres des actes : pourquoi ? Quel est ce fourneau qui doucement se met à brûler, rougeoit puis s’éteint ? Est-ce que parabole de la vie ? on naît, dépendance, enfance – on grandit, questionnement, rébellion – on meurt, fin du cycle.
En plus, à ce stade de ma lecture, je trouve qu’une morale (?) se dégage de la phrase finale, en plus, dite par le personnage féminin : "’Nous devons oser vivre"’. Désobéir, c’est commencer à vivre ; c’est un devoir. Je retiens ce texte pour une lecture.
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