Le CV, cauchemar du marginal cherchant à se compromettre, ne me fait plus peur maintenant et d'autant moins que je m'expose maintenant à tous les regards, couvert seulement de ma plume. Ce blog reçoit un dizaine de visiteurs par jour en moyenne, ainsi que me le fait savoir Google Analytics... J'attends toujours qu'ils me fassent part de leur commentaires : ravissement ou indignation cela me serait bien égal. Mais la fortune que je chatouille de ma plume reste de marbre.
Devrais-je me sentir visé par ce que dit Henry Murger dans la préface de ses Scènes de la Vie de Bohème :
" (...) et parmi ceux qui réalisent les espérances données, mais qui, par insouciance, par timidité ou par ignorance de la vie pratique, s'imaginent que tout est dit quand l'oeuvre est terminée, et attendent que l'admiration publique et la fortune entrent chez eux par escalade et avec effraction. Ils vivent pour ainsi dire en marge de la société, dans l'isolement et dans l'inertie. Pétrifiés dans l'art, ils prennent à la lettre exacte les symboles du dithyrambe acadèmique qui placent une auréoles sur le front des poètes, et, persuadés qu'ils flambloient dans leur ombre, ils attendent qu'on viennent les trouver."
Bien, bien ! S'il faut sortir de sa réserve, comme l'indien, ou du bois, comme le loup, commençont par le commencement : voici mon CV.
curriculum vitae
mercredi, février 6 2008
Curriculum Vitae ― 履暦書
Par Frédéric d'Artois le mercredi, février 6 2008, 12:49